jeudi 23 avril 2009

Je suis déjà un grand voyageur


Les garments …
Non, ce ne sont pas les garnements, comme je l’ai longtemps cru ! Les garments sont les entreprises de textiles ou travaillent la plupart des bengla, pour un salaire oscillant autours de 2500 takas (35 $) par mois. J’ai eu l’occasion de visiter une entreprise lors d’une visite dans les bidonvilles de Dhaka, ou nous allons sans doute intervenir bientôt. L’impression d’être dans un film des années 60, avec le travail à la chaine. Les grandes marques vendues en Europe sont produites là, sous mes yeux. Cela permet a des milliers de personnes d’avoir un salaire, aussi petit soit-il. Je crois quand même que les efforts pour le « fair trade » que l’on voit en Europe ont un impact ici. Mais cela reste encore dérisoire par rapport aux conditions de travail auxquelles nous avons la chance de prétendre. J’ai bien envie d’y retourner, etd’essayer d’y faire quelque chose aussi. A part cela, il fait extrêmement chaud, et nous avons beaucoup de coupures d’électricité, tout simplement parce que l’offre ne suit pas la demande. Lucien se réveille la nuit trempé tellement il a chaud, notre concentration vacille, heureusement, j’ai la chance d’avoir le bureau le moins lumineux, ce qui m’a fait ronchonner pendant quelques semaines. Depuis que les grandes chaleurs sont arrivées, je fais profil bas, car c’est celui qui garde le mieux la fraicheur !
Lucien a commencé à aller à la crèche. Il tournait en rond avec Sukran, et avait besoin d’être stimulé et confronte à d’autres petits bonhommes comme lui. C’est la phase d’adaptation, pour lui comme pour moi ! Me voila en train de lui préparer son 10h, son sac a dos, bref, c’est presque l’entrée pour l’université, dans ma tête !
Pour la suite, je vais passer quelques jours en Belgique fin mai, Daniel ira 3 semaines a Paris pour la grand messe de la réunion des chefs de mission rien que cela !
Je pense à vous !

vendredi 17 avril 2009

Une précarité qui frise l’indécence

Ca, ce sont tous les avoirs d’une famille refugiée birmane autour des camps dans lesquels nous travaillons. Avec le logement tout aussi précaire qui va avec.
Alors nous allons intervenir, parce que c’est notre devoir en tant qu’humanitaire, tout en sachant que cela va déstabiliser la zone, et que cela sera peut-être pire a long terme. Mais alors quoi ? Faut les laisser crever ?
Ils ne mangent que 2 fois par jour, du riz et des feuilles, un peu de poisson séché pour les plus riches. Pas d’électricité, de jeu, d’école, de soin de santé, etc. Toujours ce décalage entre eux et nous, leur quotidien et le notre. Nos ghettos mutuels.
Ici, les taux de malnutrition globale avoisinent les 16 pourcents dans l’ensemble du pays (on considère qu’a 15%, c’est la crise). L’endroit dont je vous parle, c’est 21%, avec près de 4% de malnutrition sévère (Ca veut dire en danger). 1 gamin sur 25 est en danger de mort.
Bon … c’était le coup de gueule travail...
Les petites nouvelles de la famille maintenant : Lucien va bien, dit Bye-bye, Maman et Baba. Adore l’eau, les mangues et commence à dessiner.
Cette semaine, c’était le nouvel an Bangladesh. Nous sommes donc en 1416. Et hop un jour de congé en plus J
La saison chaude est arrivée. L’électricité est coupée plusieurs jours par jour car la production n’est pas suffisante pour couvrir les besoins de l’ensemble de la ville. Il a plu a plusieurs reprises, c’est la saison des pluies qui s’annonce. Il fait souvent très lourd, puis très doux, juste après la pluie.
Je pense à vous

jeudi 2 avril 2009

Le shopping

Le Bengladesh, c’est le pays du shopping. Shopper addicted, venez donc voir les souks de Dhaka, les magasins ou ils liquident pour 2 Euros les fringues de HM, CA, et autres multinationales, qui n’ont pas passé le quality control pour l’Europe! C’est la caverne d’Ali Baba. Et puis, on peut se donner conscience en se disant qu’en achetant sur place, on réduit son empreinte écologique, non?